Bienvenue aux Assises locales bordelaises pour l'Université et pour la Recherche

Page de présentation des Assises locales pour l'Université et pour la Recherche


“Ce dont nous rêvons. Ce que nous voulons.”

Portées par une trentaine de sociétés savantes et soutenues par de nombreux associations et collectifs, les Assises pour l’Université et pour la Recherche ont pour ambition de produire et de diffuser un Livre blanc conçu par la communauté académique. Par l’intermédiaire de leur conseil scientifique, ces sociétés savantes sont garantes de la rigueur de la démarche et de sa stricte indépendance vis-à-vis des partis politiques. L’élaboration de ce document se veut le point de départ d’un vaste débat public sur les politiques d’enseignement supérieur et de recherche. Dans ce dispositif, les déclinaisons locales des Assises jouent un rôle fondamental en offrant, au sein des villes universitaires, des espaces de rencontre, de délibération et d’action.

Pleinement intégrées à ce processus, ces instances locales contribueront à la réflexion par la rédaction d’un document de synthèse. Celui-ci, qui a vocation à être publié en propre tout en nourrissant le Livre blanc, permettra d’aller plus loin que la première mouture issue du colloque de lancement des Assises. Il pourra ainsi apporter des analyses inédites, formuler des critiques ou approfondir et compléter certains chapitres du Livre blanc issu du colloque. Il pourra également inclure un état des lieux de la situation régionale, destiné à être annexé, ou proposer une relecture critique (commentaires, corrections, reformulations) de ce document initial. Afin de consolider ces remontées, chaque Assise locale mandatera deux personnes qui participeront à la rédaction finale du Livre blanc, en veillant à respecter la parité et à la diversité des statuts.

Parallèlement, ces réunions constituent une occasion précieuse de fédérer un mouvement qui procède des établissements eux-mêmes et des diverses communautés d’enseignement et de recherche. S’émancipant du cadre fixé par les sociétés savantes, cette dynamique autonome pourrait se doter d’une organisation spécifique. Dans cette perspective, les débats parlementaires sur le projet de loi de finances, prévus à la mi-octobre, à la veille des vacances de la Toussaint, représentent un moment stratégique. En s’appuyant sur un réseau national, les participantes et participants de chaque campus auraient ainsi l’opportunité d’imaginer et de proposer de nouveaux modes d’action.

Retrouvez les actes (PDF) et les vidéos (youtube) du colloque de lancement des assises nationales qui se sont déroulées les 03 et 04 Septembre 2026 à Paris.

Venez partager, proposer, débattre

Où ?

Amphi A, Bâtiment A29, Campus Talence:

Quand ?

Mardi 06 Octobre à partir de 12h30

De quoi ?

Financement de l’Enseignement Supérieur et Recherche

La dotation globale de fonctionnement versée par l’État (la subvention pour charges de service public) ne permet plus d’équilibrer les budgets, tandis que le budget des laboratoires dépend de plus en plus de concours et d’appels à projets temporaires. En parallèle, d’importants moyens publics sont orientés vers des aides fiscales au secteur privé.

Refondation des missions

L’accumulation de réformes sur deux décennies a empilé des missions parfois divergentes dans le code de l’éducation (insertion professionnelle immédiate, soutien à l’innovation privée, orientation des lycéens, lutte contre l’échec). L’université se trouve ainsi tiraillée entre un accès universel sans sélection en licence et l’exigence de performances scientifiques au niveau mondial.

Réponses aux défis écologiques

Bien que la recherche académique soit à l’origine des alerte sur le dérèglement climatique, l’université reste prise au piège d’un modèle à forte empreinte carbone (bâtiments énergivores, trajets aériens, course aux équipements numériques). Aussi, la réorientation des thématiques de recherche et la pratique de l’interdisciplinarité, pourtant indispensables pour appréhender la complexité des crises socio-écologiques, se heurtent à de lourds verrous structurels. La rigidité du découpage disciplinaire traditionnel, le manque de reconnaissance des approches transversales dans les évaluations de carrière, ainsi que la pression des financements de court terme orientés vers l’innovation marchande freinent la capacité des instituts et des laboratoires à faire évoluer leurs objets d’étude vers la soutenabilité.

Résorption de la précarité

Le fonctionnement universitaire s’appuie massivement sur des contrats précaires et des vacations sous-payées pour assurer les cours et le soutien à la recherche. Côté étudiant, l’absence de protection sociale globale contraint près de la moitié des usagers à cumuler études et travail salarié, ce qui constitue le principal facteur de décrochage et de précarité. La précarité est par ailleurs souvent aggravée par le manque d’inclusivité (étrange·res, racisé·es, genres etc).

Programme

12H30 - 12h45: Introduction

12h45 - 14h00: Session 1: Financement de l’Enseignement Supérieur et Recherche

• L. Michel: Quelques faits quantitatifs sur l’Université et la Recherche (15’)
• Diffusion de l’exposé de F. Métivier: R&D, CIR et productivité scientifique (12’)

14h15 - 15h30: Session 2: Refondation des missions
Détails à venir

15h45 - 17h00: Session 3: Réponses aux défis écologiques
Détails à venir

17h15 - 18h30: Session 4: Résorption de la précarité
Détails à venir

18h30 - 19h30: Restitution + “Et après?”

Inscrivez-vous !

La participation à ces assises est libre et gratuite et s’adresse à tout le personnel académique et aux étudiant·e·s. Nous avons besoin de visibilité sur le nombre de personnes intéressées donc si vous êtes interessé·e·s, nous vous demandons de vous inscrire via notre Formulaire.